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Thèse SapsLes Sciences et Recherches Participatives Srp et l'Ouverture à des Collectifs en Zone Rurale et Péri-Urbaine en Lorraine H/F
Salaire non indiqué
Résumé Vox
- Rôle principal: Documenter les modes d'engagement des publics ruraux dans des collectifs de recherche hybride et contribuer à la co-production des savoirs.
- Compétences clés: Connaissance des démarches de recherche participative, analyse d'intermédiation, approche pragmatique et interactionniste, et capacité à analyser la participation.
- Conditions et avantages: Intégration dans un environnement scientifique dynamique, participation aux actions de la Boutique des sciences, et contribution à un projet d'atlas des Transitions.
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Description du poste
Détail du poste
Établissement : Université de Lorraine École doctorale : HNFB - Humanités Nouvelles-Fernand Braudel Laboratoire de recherche : CREM - Centre de Recherche sur les Médiations Direction de la thèse : Mariannig LE BECHEC ORCID Début de la thèse : Date limite de candidature : 2026-09-11T23:59:59 Depuis une dizaine d'années, la participation en recherche tend à une institutionnalisation. Quelques moments clés jalonnent cette institutionnalisation. En 2012, la formalisation des notions de sciences et recherches participatives par la mission « sciences en société » du CNRS, suivie de la création en 2014 du GDR « Participatory Action Research and Citizen Science » visent à faire émerger une communauté de pratiques. L'année suivante la mission « rapports sciences-société » est désormais considérée comme une mission supplémentaire des universités. En 2016, le rapport Houllier (Houllier, Merilhou-Goudard, 2016) pose les bases de bonnes pratiques en SRP et ouvre la voie en 2021 au fléchage de 1% du budget dédié à la recherche vers le dialogue société (Ruano-Borbalan, Bocquet, 2018, Lefebvre, Savoia, Bocquet, 2019). L'« essor du fait participatif » (Piponnier, Ségur, 2022) dans le domaine de la recherche ne résulte pas que de décisions politiques. Il répond à des critiques portées de l'intérieur (par les chercheurs) comme de l'extérieur (par la société civile) quant aux modes de productions de la recherche. Ainsi, confrontées à des questions de soutenabilités ou de transitions écologique ou/et solidaire, différentes voix scientifiques ont contribué à faire émerger ce que certains appellent deux nouveaux régimes de recherche plus à même de répondre aux nouveaux enjeux posés par la société (Barré R., Jollivet M. 2023) : les recherches interdisciplinaires et les recherches participatives. Le second régime vient répondre à un besoin de pluraliser les voix au coeur du processus de production de la recherche. Il s'agit notamment de sortir du monopole de la production de la connaissance scientifique par la seule communauté de chercheurs. L'idée de pluralisation des savoirs et de lutte contre les injustices épistémiques visent à établir un rapport plus juste entre les diverses formes de savoirs et leurs porteurs/euses (Carrel, Fiorini, Gaudillière, Godrie, 2025). Dans une volonté de transformation sociale, les nouveaux collectifs de recherche partent de l'hypothèse qu'il convient non plus de partir de besoins supposés mais des interrogations concrètes provenant de la société civile (Lefebvre, Savoia, Bocquet, 2019). Cette thèse entend documenter les modes d'engagement des publics ruraux dans les collectifs de recherche hybride. Le cadre théorique envisagé se rapproche des analyses en termes d'intermédiation de la recherche (bien que la notion de médiation en SIC soit bien distincte de celle de vulgarisation) qui propose une analyse du champ émergent des SRP sans négliger l'importance des collectifs impliqués dans ces démarches, des dispositifs et outils mobilisés en rupture avec un modèle linéaire d'information, d'éducation ou de dialogue initiés par les seuls chercheurs. Elle s'inscrit dans une approche de co-production des savoirs par des réseaux sociotechniques (Callon, Lascoumes et Barthe, 2001) et sur des modèles d'action plus actifs, selon des approches pragmatiques et interactionnistes, où l'engagement revêt différentes formes et figures (Millerand, 2021) qu'il s'agit de documenter. Ce projet de thèse viendra alimenter le programme de recherche CELEST dont les deux co-encadrantes sont partie prenante. Le centre de recherche et d'expertise interdisciplinaire CELEST (Center for Interdisciplinary Research and Expertise on Transitions), s'inscrit dans les priorités stratégiques de l'Université de Lorraine, et plus particulièrement dans celle de l'ISITE Lorrain. Le premier axe de CELEST se concentre sur l'évolution des pratiques scientifiques en réponse aux défis des transitions. L'accent est mis, entre autres éléments, sur l'évolution des métiers de la recherche dans le cadre des recherches qui portent sur les enjeux de transition avec un sous-axe 1.2 dédié au développement des SRP.
L'objectif du sous axe 1.2 est de caractériser le spectre des dynamiques de SRP, qui vont de la «science participative» (implication des citoyens dans la collecte de données) à la «recherche participative» (co-construction de la recherche à différents stades, de la problématisation à la publication des résultats). Au-delà des questions relatives à la gradation et à la nature de la participation, il s'agira d'identifier les acteurs impliqués (scientifiques, chercheurs du tiers secteur, associations, décideurs, citoyens, etc.), leurs attentes et pratiques de recherche respectives, ainsi que les types de connaissances produites associées, avec un focus particulier sur la place occupée/assignée par les/aux SHS dans ces communautés hybrides.
Le/la doctorante pourra bénéficier de l'environnement scientifique du projet et contribuera en retour aux actions de ce dernier notamment au travers de l'accompagnement de la Boutique des sciences et la contribution au projet d'atlas des Transitions porté par le collectif de recherche. Cette proposition de thèse s'inscrit dans le projet de montage d'une Boutique des Sciences en Lorraine porté au sein de l'établissement UL par la co-encadrante de la thèse. Des collaborations de recherche avec la société existent désormais mais les collectifs constitués, les modes de productions de la science et les types de résultats produits restent à interroger. Par exemple, de grandes initiatives autour des SRP illustrent régulièrement le dialogue science-société par des appels médiatiques à la participation, nous pensons ici à Adopte un blob ou l'application Bugs Matter. Ces initiatives du domaine des sciences participatives sont construites selon des protocoles d'enquête définis par la recherche (Latour et Marinda, 2015) et inscrivent la participation dans une démarche individuelle plus que collective, éloignée de la définition d'une société civile (Habermas, 1997) ou de publics (Dayan, 1992). La production de la recherche reste confinée en laboratoire, les publics étant invités à s'immerger dans les laboratoires le temps d'un stage ou le temps d'une collecte de données participatives, tout en ne sachant si cette collecte respecte les attendus en termes de qualité des données de recherche et sera effectivement mobilisée.
Par ailleurs, les publics des SRP sont loin d'être uniformes et il s'agit de comprendre d'où ils parlent, avec quelles compétences et comment ils s'engagent dans les collectifs hybrides. Quelques travaux récents se sont intéressés aux associations et la pluralité des rôles endossés dans le cadre de recherches participatives: courtiers de connaissances, prestataires de services, têtes de réseaux associatifs, etc. (Lhoste, et al. 2024). Et alors que des recherches en sciences de l'environnement rompent avec une forme de «racisme de l'intelligence» (Darré, 2006) qui les amenaient à négliger les savoirs paysans, peu de travaux documentent les formes singulières que prennent les collectifs hybrides dans le monde rural. La collecte de la parole des publics ruraux demeure encore peu étudiée et difficile à restituer(Chauveau, Goyet 2021). méthodes qualitatives et mixtes (observation participante; cartographie des dispositifs du territoire; entretiens semi-directifs), SRP
Le profil recherché
Titulaire d'un master 2 en sciences humaines et sociale avec une priorité donnée aux avec une appétence pour la recherche qualitative et participative. Compétences scientifiques attendues : Connaissance des techniques d'enquête en sciences humaines et sociales en particulier qualitatives. Une initiation préalable aux recherches dans le domaine des sciences et de leurs modes de production serait appréciée.Autres qualités attendues : Autonomie, curiosité, rigueur, bon relationnel, capacité à travailler en équipe.Une audition est prévue le 21/09/26, à Nancy ou en visio.
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Source originale
hellowork.com
Publiée
17 juil. 2026 · date réelle
Dernière vérification
il y a 3 heures
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